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 La  Lettre  du Cr
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 n° 11

 

Editorial

Bonjour à tous,

Il est des moments où les institutions semblent vaciller, avant de disparaître corps et bien, ou bien de renaître sous une nouvelle forme. Les structures de recherche, soumises aux injonctions des politiques et aux contraintes des dispositifs administratifs, sont particulièrement soumises à ces aléas. Il en est ainsi en ce moment du CReCSS : en tant que jeune équipe, il ne lui avait été accordé qu’une durée de vie limitée,  puisqu’il devait assurer sa pérennité, à l’échéance du contrat quadriennal liant l’Etat et son université de rattachement (Université Paul Cézanne), en se métamorphosant en une équipe d’accueil en bonne et due forme (ce qui nécessitait un effectif de « statutaires » - chercheurs et enseignants-chercheurs -  hors d’atteinte) ou en se rattachant à une structure plus vaste, si possible une unité mixte du CNRS (légitimant ainsi notre localisation à la MMSH…).

C’est donc vers cette dernière solution que nous nous sommes orientés, avec la création de l’ERAISS (équipe de recherches anthropologiques « Identités, Santé, Sociétés ») devant se constituer en équipe autonome, propre à l’Université Paul Cézanne, au sein d’un futur Centre Norbert Elias, résultant du regroupement de l’actuel SHADYC (UMR EHESS/CNRS, localisée à la Vieille Charité à Marseille), du laboratoire Culture et communication de l’Université d’Avignon (jouissant déjà du statut d’équipe d’accueil) et du CReCSS. Las ! Pour des raisons mystérieuses, à propos desquelles nous ne pouvons nous livrer qu’à des supputations, la notification officielle de ce regroupement, et donc de la création du Centre Norbert Elias, malgré l’avis favorable du Comité National du CNRS, n’a toujours pas été transmise… Nous sommes donc dans une situation de vide administratif, le CReCSS ayant normalement cessé d’exister et l’ERAISS en étant pour l’instant réduit à une existence purement virtuelle.

La vie des structures de recherches dépend également du déroulement des carrières de ceux qui travaillent en leur sein. Ces turbulences institutionnelles ont en effet coïncidé avec le départ d’Alice Desclaux pour Dakar, en détachement auprès de l’IRD, cela pour une période de deux ans. Ce départ m’a laissé la responsabilité du CReCSS et de l’équipe devant lui succéder... Dans le même temps, Marie-Hélène Schielé, secrétaire de l’IFEHA, mais qui assurait de fait une bonne part du suivi administratif du CReCSS, nous a quittés pour suivre un stage de formation, ce qui devrait déboucher pour elle sur des perspectives professionnelles plus attrayantes, et signifier son départ définitif… Sommes-nous donc condamnés à la superposition d’un désert humain au vide administratif ? Heureusement non : notre structure de formation, et par voie de conséquence notre structure de recherche, a bénéficié de l’arrivée, sur un poste d’ATER, en remplacement direct d’Alice, de Sandrine Musso. Nous commençons également à profiter de la présence de deux chercheurs IRD, Philippe Msellati (déjà sur place depuis quelques mois) et Bernard Taverne (arrivé de Dakar à peu près dans le même moment où Alice y partait…). Bernard Taverne a bien voulu se charger de la publication de cette lettre, dont la composition est toujours assurée, avec l’efficacité et la célérité que l’on connaît, par Claire Beaudevin. J’ajoute qu’Alice reste toujours très présente, grâce au cordon ombilical que permet maintenant le courrier électronique…

Ce qui me frappe, à la lecture de cette Lettre, est, malgré ce contexte incertain, l’extraordinaire vitalité de notre réseau, présent sur tous les fronts, y compris ceux qui concernent plus spécifiquement les identités, comme l’illustre l’annonce des colloques auxquels je dois moi-même participer dans les prochaines semaines… Il serait surprenant qu’il ne retrouve pas sous peu la surface institutionnelle indispensable pour lui permettre d’aller sereinement de l’avant…

Bonne lecture.

Jean-Luc Bonniol

© CReCSS - 2006